Dans le cadre du festival Parallèle 14

On dit qu’une étoile com­mence à mou­rir lorsque, ayant épuisé ses ré­serves d’hy­dro­gène, elle quitte son état d’équi­libre. Dé­bute une longue phase de dé­gé­né­res­cence qui mè­nera, selon la taille de l’astre, à l’ef­fon­dre­ment de son cœur voire à sa vio­lente ex­plo­sion. Pour cette nou­velle créa­tion, Maud Blan­del as­so­cie le phé­no­mène as­tro­phy­sique des pul­sars au sou­ve­nir so­nore tra­gique de l’ex­plo­sion du cœur de son père.

En tra­dui­sant des prin­cipes tels que la ro­ta­tion, la gra­vité, la pé­rio­di­cité, L’œil nu met en jeu six dan­seur·­se·s et trans­forme l’es­pace scé­nique en vé­ri­table ter­rain d’ob­ser­va­tion : face à un corps (stel­laire, phy­sique, col­lec­tif) qui dé­gé­nère, que per­çoit on réel­le­ment ?

« As­so­cier le sui­cide par balles de mon père à l’ex­plo­sion du cœur d’un astre n’avait rien d’une quel­conque quête de « ré­pa­ra­tion ». Non. Ce qui est en jeu dans la pièce c’est la per­cep­tion de ce qui chute en nous et au­tour de nous, des conflits in­té­rieurs et ex­té­rieurs qui font rage, et de ce qui, un jour, fait que tout s’ef­fondre. » Maud Blan­del

Plus qu’un tra­vail de re­cons­ti­tu­tion d’un évé­ne­ment au­to­bio­gra­phique, la cho­ré­graphe joue des chan­ge­ments d’échelle, dé­joue le tra­gique et met en images les (dys)fonc­tion­ne­ments de la mé­moire : ses per­sis­tances, ses boucles au­tant que ses trous et autres zones d’ombre. Car c’est bien là où la mé­moire fait in­évi­ta­ble­ment dé­faut que s’en­gage la puis­sance de l’ima­gi­na­tion. Faire image(s) donc, afin de don­ner forme à celles qui nous manquent, de dé­for­mer celles que nous avons, et de cé­lé­brer par le corps ce qui dé­passe notre en­ten­de­ment.

Mentions
Biographie(s)
Lieu
L'œil nu
Maud Blandel, I L K A
Danse
Sam. 3 février 2024 | 19h30 Ballet National de Marseille
Dim. 4 février 2024 | 15h30 Ballet National de Marseille

TARIFS
Plein 15 €
Réduit 10 €

DURÉE
60 min.

La représentation du 4 février sera suivie d’une rencontre bord-plateau avec l’équipe artistique, animée par Elena Biserna, chercheuse et curatrice, en conversation avec Christian Sebille, directeur du GMEM — Centre national de création musicale

Bar et restauration sur place

Distribution

Maud Blandel
mise en scène, chorégraphie

Karine Dahouindji
Maya Masse
Tilouna Morel
Ana Teresa Pereira
Romane Peytavin
Simon Ramseier

danseur·euse·s

Flavio Virzì
Denis Rollet
Maud Blandel

création sonore

Daniel Demont
Florian Bach

création lumière

Denis Rollet
régie son

Marie Bajenova
costumes

Anna-Marija Adomaityte
regard extérieur

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